1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
En République centrafricaine (RCA), les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) représentent plus de 90 % des entreprises formelles enregistrées. Toutefois, la majorité opère dans l’informel et rencontre des obstacles majeurs à l’intégration dans les chaînes de valeur régionales, notamment dans les secteurs à fort potentiels identifiés par l’étude nationale conduite par la CNUCED et la CEA en 2025, notamment :
• Agroalimentaire : produits transformés à base de café, sésame, huile de palme, condiments, et jus tropicaux, • Textile-habillement : production de vêtements en coton,
• Mines : transformation artisanale ou semi-industrielle de l’or et valorisation des ferrailles,
• Bois : production de bois sciés, panneaux, éléments de menuiserie ou structures légères exportables. Ces PME font face à des défis structurels tels que la faiblesse des capacités de transformation, la méconnaissance des normes et certifications, l’absence de solutions logistiques et d’emballage adaptées, et un accès limité aux données de marché.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement 2024–2028 et de la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAf, le Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique pour l’Afrique et la Division de l’Intégration Régionale et du Commerce de la CEA sous le financement de l’Agence danoise de développement international (DANIDA) et en collaboration avec la CNUCED et les ministères en charge de l’Industrie, du Commerce et le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé, organise un atelier de 3 jours du 14 au 16 octobre 2025, à l’endroit des PMEs de la République centrafricaine visant à renforcer leurs capacités sur le commerce, l’accès aux marchés, la certification, la durabilité et l’économie circulaire, à améliorer leurs compétences techniques, commerciales et entrepreneuriales, et à contribuer au dialogue politique sur le développement des chaînes de valeur prioritaires.
A cet effet, le recrutement d’un consultant national est requis afin d’apporter un soutien technique à la mise en œuvre de ce projet.